Un marché en recul, une production qui résiste grâce au numérique


Les chiffres 2025 de l’édition en Fédération Wallonie-Bruxelles dessinent un paysage contrasté : si le marché du livre poursuit son recul, l’activité des éditeurs belges francophones demeure relativement stable grâce à la croissance continue du numérique. Découvrez la synthèse publiée par l'ADEB et le PILEn.

Un marché du livre en baisse de 1,8%

En 2025, le marché du livre de langue française en Belgique recule de 1,8 % en valeur, une baisse légèrement supérieure à celle observée en France (-1%).

Trois segments seulement échappent à cette tendance : la littérature générale (+4,8%), portée notamment par le succès exceptionnel des romans de Freida McFadden, les beaux livres (+5,1%) et les ouvrages de loisirs et vie pratique (+1%).

À l’inverse, les bandes dessinées (-6%), les livres jeunesse (-2,7%) et les sciences humaines (-7,8%) enregistrent les plus fortes diminutions.

Du côté des canaux de vente, le recul des grandes surfaces alimentaires (-17,7%) se confirme et accentue une tendance observée depuis plusieurs années.

Une production éditoriale en léger recul

L’activité globale du secteur éditorial belge francophone atteint 324,94 millions € en 2025, soit une baisse limitée à 1,38 %. Cette relative stabilité s’explique par la progression soutenue de l’édition numérique (+10,6%), qui compense en partie le recul des ventes de livres papier (-5,2%), le plus important enregistré depuis 2016.

Les sciences humaines demeurent le principal moteur de la croissance numérique, tandis que les segments scolaire, littérature et vie pratique affichent également une progression sur ce support. À l’inverse, les bandes dessinées (-4,3%) et les livres jeunesse (-4,65%) reculent, même si leurs niveaux d’activité restent supérieurs à ceux observés avant 2021.

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